• Les défenseurs des programmes de 2002 et les changements en vue (16 juin 2014)

    Auteur : Rémi Brissiaud.

    Source : http://www.cafepedagogique.net/lesdossiers/Pages/2014/060614_RBrissiaud.aspx

    Réponse à Marie-Hélène Salin, Marie-Lise Peltier, Joël Briand et Roland Charnay & alii, 

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    Début : "Après les rythmes et le socle commun, un troisième dossier susceptible de déchirer la communauté scolaire va bientôt faire l’actualité : l’élaboration de nouveaux programmes pour l’école maternelle et élémentaire. Ainsi, la commission maternelle du Conseil Supérieur des Programmes devrait rendre son projet de programmes vers la mi-juillet. Or il y a des acteurs dans le domaine de l’enseignement des nombres à l’école qui, jusqu’ici, étaient restés particulièrement silencieux : les défenseurs des programmes de 2002.

    Tardivement, ils viennent de prendre la parole dans un texte paru sur le Café Pédagogique le 10 juin dernier[i]. Les auteurs de ce texte sont quatre didacticiens des mathématiques, Marie-Hélène Salin, Marie-Lise Peltier, Joël Briand et Roland Charnay. Trois autres maîtres de conférences de didactique des mathématiques l’ont cosigné sans avoir participé à sa rédaction. Or, tous ces chercheurs ont été soit responsables, soit associés au processus d’élaboration des programmes de 2002 et, en tout cas, ils les ont fortement défendus par le passé. Leur expérience commune remonte même plus loin car ils ont tous peu ou prou été associés à ce qu’on peut considérer comme un tournant didactique pour l’école française : la réhabilitation de l’enseignement du comptage-numérotage en 1986.

    Il faut évidemment se réjouir que les initiateurs de ce tournant didactique s’expriment aujourd’hui. En effet, une étude de Thierry Rocher[ii] a montré que les performances en calcul des élèves de CM2 se sont effondrées entre 1987 et 1999 et, depuis près de cinq ans qu’est parue cette étude, le silence de ces chercheurs sur ce phénomène, était assourdissant. Rappelons que Thierry Rocher a montré qu’entre 1987 et 1999 la moyenne générale des élèves de CM2 à une épreuve de calculs variés a baissé de 66% de l’écart-type initial. Or, il faut commencer à s’inquiéter à partir de 20% et une année d’apprentissage dans des enquêtes analogues correspond à 50% de l’écart-type initial environ. Dans la période qui a suivi (1999 – 2007) les performances ont encore baissé mais de manière non significative.

    Cette étude est d’ailleurs l’une de celles qui ont conduit Antoine Prost que l’on ne peut guère soupçonner de « school bashing », à écrire : « Le niveau scolaire baisse, cette fois-ci c’est vrai »[iii] et à poursuivre : « C'est aux professeurs des écoles et à leurs inspecteurs qu'il revient d'y réfléchir collectivement. Et le temps presse : nous avons un vrai problème de pédagogie qui ne se résoudra pas en un jour. »

    Sauvegarde : ici.

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    Auteur : Rémi Brissiaud.

    Sourcehttp://www.cafepedagogique.net/lesdossiers/Pages/2014/060614_RBrissiaud.aspx

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